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# Posté le samedi 07 juillet 2007 07:10

lyon - sedan

Et il s’il n’en reste qu’un...

Un
succès. C’est tout ce qui sépare ce soir l’Olympique Lyonnais de son sixième titre consécutif de champion de France. Encore un point pour les plus impatients, deux pour les plus tatillons.

Seul
e certitude, mais de taille : un succès mercredi contre Rennes mettrait tout le monde d’accord et assurerait aux Rhodaniens une unicité méritée dans l’histoire du football hexagonal, et même continental. Au coup d’envoi, les hommes de Gérard Houllier n’ignoraient rien de l’obligation de procéder en deux temps que leur avaient imposé les Toulousains la veille en gagnant 2 buts à 0 face à Auxerre. Les joueurs de la ville rose comme seul rival dans leur quête d’un historique sixième sacre de rang, au terme d’une 32e journée de Ligue 1 qui n’aura guère mis en lumière les qualités de ses attaquants, la concurrence a presque définitivement rendu les armes, reléguée à distance respectable. 17 points séparent ce soir l’OL de son dauphin toulousain, soit presque autant que l’écart entre ce dernier et la lanterne rouge nantaise (22 points). En cette saison historique, il y a bien Lyon et les autres !

L’au
tre défi des Olympiens relevait plus du bien commun : sauver cet opus 2006/2007 du bien triste record du plus famélique total de buts marqués durant une journée (9 unités en 1987). Il leur eut pour cela fallu inscrire trois buts. Plutôt lents à se mettre en ordre de marche, ils trouvèrent l’ouverture bien trop tard et manquèrent trop cruellement de réussite en seconde période pour espérer sauver la patrie Ligue 1 du désastre annoncé.

Le
public de Gerland dut ainsi attendre la 10e minute de jeu pour assister à la première action lyonnaise. Après un somptueux contrôle orienté de la poitrine, Sylvain Wiltord ne trouva pas le cadre (10e). Positionné en pointe en raison des absences conjuguées de Fred, Benzema et Baros, le natif de Neuilly-sur-Marne fut tout proche d’ouvrir le score mais il buta sur Regnault après une belle ouverture de Källström (15e). Sur coup franc, Juninho trouva les gants du portier ardennais (16e), imité quelques minutes plus tard par Källström (28e).

Durant u
ne première période équilibrée, les Rhodaniens ne durent qu’à la classe de Grégory Coupet de ne pas rejoindre les vestiaires menés au score. Le portier rhodanien repoussa la tête de Job (20e) puis la frappe d’Amalfitano (22e) avant de voir la tentative du milieu sedanais s’enfuir à gauche de son but (27e).
A l’exc
eption de quelques soubresauts offensifs, les Lyonnais n’avaient jusqu’alors pas montré leur meilleur visage. La fin de première période d’Hatem Ben Arfa vint quelque peu sauver les apparences. Après une frappe sur Patrick Regnault, le jeune gaucher rhodanien reprit victorieusement, du pied droit ! un centre d’Anthony Réveillère (43e).

José Pasqualetti ne l’ignore certainement pas : il faudra à ses joueurs montrer bien plus d’allant et d’envie que lors de leur seconde période, s'ils veulent conserver leur place parmi l’élite. Après sa prestationcisive en première mi-temps, Grégory Coupet ne vit en effet plus guère le cuir.

A l'inverse, les Rhodaniens s'employèrent. Eric Abidal enleva trop sa tentative lointaine (55e). Florent Malouda ne put à son tour cadrer sa tête sur un nouveau centre d’Anthony Réveillère (58e). Au terme d’un raid solitaire, Hatem Ben Arfa frappa à coté (62e) et Regnault boxa le coup franc direct de Juninho (65e). Les Rhodaniens accentuaient leur pression sans parvenir à doubler la marque. Ce ne fut pourtant pas faute d’essayer ! Fauché par Belhadj dans la surface, Juninho aurait certainementrité un penalty (82e). Les frappes de Toulalan à té (83e), puis Tiago au ras de la lucarne (88e) furent toutes proches d’offrir un plus ample succès aux Gones. Guère plus en réussite, Govou (85e) et Ben Arfa (90e) écrasèrent trop leur frappe. Au bout du temps additionnel, le lob de Tiago s’écrasa sur la barre transversale (90+2).

La
marge fut certes étroite, mais qu’importe le flacon pourvu qu'on ait l’ivresse : le succès est précieux et rare ces derniers temps entre Rhône et Saône ! Les Rhodaniens ne s’étaient en effet plus imposés à Gerland depuis le 10 février (1 à 0 contre Lorient). Cette victoire arrive donc à point nommé. Reste à transformer l’essai mercredi contre Rennes. Plus que quelques jours de patience : lOL touche au but.

# Posté le lundi 16 avril 2007 12:22

nancy lyon!

L’OL fait le plein

« Abondance de biens ne nuit pas ». Vainqueurs à Nancy, les Lyonnais ont remporté bien plus qu’un succès sur la pelouse de Marcel Picot.

Une semaine après un match nul concédé à Gerland face à l’Olympique de Marseille (1 - 1), les Rhodaniens sont allé en Lorraine récupérer les points perdus à domicile, affichant désormais un impressionnant bilan de 36 points glanés à l’extérieur (15 de plus que Lens, également second de ce classement avec 21 unités) et un ratio de 31 buts marqués et seulement 11 encaissés.
Au passage, grâce à ce succès 3 buts à 0, ils ont égalé le record de victoires à l’extérieur en championnat sur une saison et porté à 16 points leur avance sur leurs dauphins lensois. Surtout, ils se sont rassurés, à quinze jours d’un de leurs plus importants rendez-vous de la saison, la finale de la Coupe de la Ligue, le 31 mars à Saint-Denis. Une performance réalisée, qui plus est, sans quatre des traditionnels titulaires, Réveillère, Toulalan, Cris et Malouda, parfaitement suppléés par Clerc, Diarra, Müller et Benzema. De bien beaux motifs d’espoir et de réconfort, pour un groupe blessé par un terrible hiver.

Une grande équipe s’étalonne souvent sur sa qualité à réagir dans ses périodes de doute et de « moins bien ». A Nancy, les Lyonnais ont poussé la démonstration à son paroxysme. A la 35e minute de jeu, au plus fort de la domination nancéienne, Jérémy Gavanon trouva la barre transversale de Grégory Coupet (35e). Sur le corner qui suivit, Juninho déposa le ballon sur la tête de Toto Squillaci. A l’affût aux six mètres, Milan Baros reprit victorieusement le rebond laissé par Brison sur sa ligne (37e).

Pas malheureux les Gones ! Au terme des quarante-cinq premières minutes, l’avantage d’un but des Rhodaniens ne reflétait guère l’emprise des Lorrains sur l’entrejeu. A l’exception de Toto Squillaci et Milan Baros, complices sur l’ouverture du score, seul Sidney Govou était en effet parvenu à inquiéter Damien Grégorini d’une reprise trop enlevée (19e) puis d’une somptueuse frappe enroulée au ras du poteau gauche du portier nancéien (33e). Grégory Coupet et ses coéquipiers pouvaient donc légitiment s’estimer heureux de rejoindre les vestiaires nantis d’un but d’avance tant leurs hôtes s’étaient montrés entreprenants et pressants. Après une entame de rencontre équilibrée, les hommes de Gérard Houllier eurent en effet le tort de trop souvent laisser l’initiative à Kim et aux siens, devant leur salut à des interventions décisives de la tête d’Alou Diarra (14e et 24e) et de François Clerc (15e). Très remuant sur le front de l’attaque, André Luiz ne parvint pas à cadrer son tir (17e) ni son coup de tête (43e) et ne put frapper le cuir, seul devant Coupet (39e). Après un slalom dans la surface, Kim força le gardien rhodanien à un arrêt décisif (37e).

Et les Lyonnais remirent ça en seconde période ! Après avoir concédé deux frappes à Fortuné, au dessus (47e) puis captée par Grégory Coupet (55e), ils doublèrent la misent sur leur première occasion après la pause. Au terme d’un contre rapidement mené par Fred et Karim Benzema en relai, Kim Källström, entré quelques instants auparavant en lieu et place de Juninho, trompa Grégorini d’une frappe surpuissante (77e). Et Fred força le trait, confirmant un peu plus, si besoin en était, l’effrayant réalisme des Olympiens. Le Brésilien bonifia de la tête un coup franc parfaitement tiré par Källström (79e). Sidney Govou fut tout proche d’inscrire son tout premier but de la saison en Ligue 1 mais Grégorini remporta son duel face au natif du Puy-en Velay (88e).

Un Olympique Lyonnais réaliste et capable de porter l’estocade au meilleur moment, des remplaçants décisifs dès leur entrée en jeu, la confirmation des qualités d’un groupe bien plus large que le traditionnel « onze-type », des attaquants toujours aussi en verve, un bilan comptable au beau fixe, un nouveau record : Gérard Houllier et ses hommes n’en espéraient probablement pas tant. Reste désormais à confirmer en championnat et, à très court terme, en Coupe de la Ligue, mais force est de constater qu’on peut difficilement mieux faire les choses !

# Posté le lundi 19 mars 2007 14:12

nancy lyon!

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# Posté le lundi 19 mars 2007 14:09

lyon _ as rome

lyon _ as rome
L'OL tombe de haut

Les Lyonnais craignaient d’encaisser le premier but de la rencontre. Il leur a peut-être été fatal. La faute aussi à une formation romaine supérieure et moins paralysée par l’enjeu. Quelle qu’en soit la raison, l’OL a connu l’une des plus terribles désillusions de son histoire européenne.

Incapables de tromper la solide défense italienne durant 180 minutes, les Rhodaniens n'ont jamais fait illusion et ont quitté, trop tôt, la compétition continentale, laissant planer un cruel sentiment de gâchis et d’inachevé. Eux qui n'avaient plus perdu à domicile en Ligue des Champions depuis la saison 2002/2003 sont tombés au plus mauvais moment. Mais en existe-t-il vraiment dans une compétition qui ne tolère que rarement les instants de faiblesse, même passagers.
Envolées en une mi-temps, les belles promesses entrevues lors de la phase de poules n’auront pas résisté aux accélérations italiennes. Adieu quarts, Anfield, Athènes : la route des Olympiens s’est brusquement arrêtée. Mais pour n’avoir jamais semblé en mesure de passer, l’OL ne peut pas crier au scandale.

La coutume rappelle à l’envi qu’une nouvelle compétition commence lors des phases finales. Rarement maxime footballistique n’aura trouvé de plus prégnante manifestation. Qu’elle a soudain semblé loin l’intraitable formation de l’automne qui n’éprouvait aucune difficulté à réagir pour inverser le cours de situations bien mal engagées. Impuissants, faisant souvent montre d’une grande nervosité, les Olympiens se sont parfois perdus, et même résignés à mesure que se profilait l’élimination.

A vrai dire, depuis la saison 2001/2002, ils n’avaient jamais semblé si loin des quarts de finale de la Champions League. A l’heure des bilans, il faudra reconnaitre que l’AS Rome constituait bien un très mauvais tirage pour un huitième de finale.
Gérard Houllier avait pressenti que la clé de cette demi-finale ne se situerait pas dans la capacité des Olympiens à ne pas encaisser de but mais dans leur faculté à en inscrire davantage que les Romains. Ils n’ont pas réussi à en marquer un seul sur l’ensemble des deux matchs.
Ce n’est pourtant pas faute d’avoir essayé. Qu’a-t-il manqué à l’Olympique Lyonnais ? A vrai dire un peu de tout. L’ouverture du score romaine a certes contraint les Olympiens à se découvrir, mais force est de constater qu’elle ne constitue pas l’unique raison de ce revers. A la différence des Romains, les hommes de Gérard Houllier ont en effet été bien incapables de montrer un visage suffisamment différent du premier acte. Certes ils ont davantage tiré au but qu’au Stadio Olympico mais n'ont guère plus inquiété Doni et, comme à Rome, n’ont pas marqué. Surtout ils n’ont pas su faire preuve de la même capacité de réaction qu’en championnat pour se faire violence et produire l'accélération nécessaire.

De leur côté, les hommes de Luciano Spaletti ont admirablement mis en application l’art de plier sans jamais rompre, ont su presser haut et ouvrir le score sur leur première véritable opportunité. Après un but refusé à De Rossi pour une faute de Totti sur Abidal (7e), le capitaine Romain profita d’un centre de Tonetto pour tromper Grégory Coupet de la tête à bout portant et glacer Gerland d’effroi (22e).

Les tentatives rhodaniennes pour combler ce handicap s’avérèrent sans effet. Doni donna le ton dès l’entame de la rencontre en repoussant la frappe de Juninho (4e). Sur un coup franc du Brésilien, Toto Squillaci n’attrapa pas le cadre. Guère plus de réussite pour les têtes de Sidney Govou (11e, 15e et 38e) ou Tiago (27e). Florent Malouda et Toto Squilacci ne purent suffisamment appuyer leurs frappes (28e et 39e).
Refroidis juste avant la pause par le second but romain d’une frappe puissante de Mancini ponctuant une succession de feintes devant Anthony Réveillère (44e), les Lyonnais étaient contraints de réaliser à trois reprises en quarante-cinq minutes ce qu’ils n’avaient pas été en mesure d’accomplir en cent trente cinq. Malgré une volonté manifeste d'aller de l'avant mais sans véritable inspiration offensive, Juninho et les siens se rendirent bien vite à l’évidence que la colline romaine était ce soir bien trop délicate à escalader. Sylvain Wiltord perdit un "face à face" devant Doni (50e). Le portier romain claqua les tentatives de Juninho (55e) et Kim Källström (60e). Juninho (58e et 84e), Källström (63e), Benzema (75e) et Fred (86e) ne cadrèrent pas leurs frappes.

Certes, ce soir, la tristesse est immense pour un club qui n’avait jusqu’alors jamais connu de « régression » en Ligue des Champions. Mais passés la déception et les regrets, les Lyonnais devront se remobiliser pour ne pas laisser échapper les deux compétitions dans lesquelles ils peuvent légitimement prétendre à la victoire finale pour réaliser un historique doublé championnat-Coupe de la Ligue.

Malgré ce coup d'arrêt, l'OL n'a pas mis un point final à l'histoire qui le lie à la Ligue des Champions. Il "fait juste un break" et connaîtra, à n'en pas douter bien d'autres joies, et d'autres désillusions, dans la compétition. Un motif d’espoir à court terme : lors de la saison 1991/1992, l’Olympique de Marseille avait été éliminé par le Sparta Prague dès le deuxième tour avant de remporter l'épreuve l’année suivante. Les Lyonnais relèveront bien vite la tête pour retrouver les joies du succès. "Le véritable talent est dans le rebond".

# Posté le mercredi 07 mars 2007 08:57